Autor: omdecultură

  • Beatles break into top 100 on iTunes

    The Beatles finally joined the digital revolution by making their music available for download through Apple’s iTunes store on Tuesday.

    It was the first time that music fans had been able to buy digital versions of their favourite Beatles tracks and immediately it proved popular.

    A total of 11 songs were in the top 200 with Hey Jude the highest entry at number 84.

    ndividual tracks are available from Apple’s iTunes store for 99p per song, and can be copied to an iPhone, iPod, iPad or other MP3 player, and music fans can also buy and download entire albums, complete with sleeve notes, album artwork and even videos featuring the Fab Four.

    But most albums cost significantly more to download than they do to buy as physical CDs. The White Album, for instance, will set music fans back £17.99 on iTunes, but only £12.99 from Amazon and £14.29 from Play.com.

    Purchasing the entire Beatles back catalogue will cost £125.

    The agreement between Apple and The Beatles marks the end of a long courtship, during which Steve Jobs, Apple’s chief executive and a huge Beatles fan, tried to persuade the group to license its music to Apple’s download service.

    The Beatles have been notable absentees from the digital music revolution, and it was initially thought that a trademark dispute between Apple Inc, the technology company, and Apple Corps, the Beatles’ label, could be to blame, though that legal wrangle was settled in 2007.

    Sir Paul McCartney said in 2008 that he “really hoped” a deal would happen, but hinted that negotiations between Apple Corps, Apple Inc and EMI were more complicated than previously thought.

    Some had speculated that the remaining members of the group did not want to sell their songs as individual tracks, and instead would only license their music to download sites if they were sold as complete albums.

    The news of the deal between Apple and The Beatles got a mixed reaction from music fans. Many people pointed out that they had already “ripped” their Beatles CDs to their computer to transfer on to their music player and mobile phone.

    "It has taken so long to get The Beatles on iTunes, and for that reason, it feels like a bigger deal than perhaps it should be," said Stuart Dredge, an online music expert with Music Ally.

    "The Fab Four’s back catalogue will undoubtedly be popular in digital form, but once the initial sales spike passes, the music industry will be more interested in Apple’s plans to evolve iTunes beyond a pure a-la-carte download store."

    The Beatles can expect the buying frency to continue.

    In September 2009, when the remastered Beatles albums were released they shattered chart records around the world, selling more than 2.25 million copies within days of release in North America, the UK and Japan.

    Released as individual albums and box sets on 9 September they brought in s fortune. Figures from record company EMI show UK sales of the digitally remastered albums e exceeded 354,000 in 11 days of release.

    Hard figures for the money made by the Beatles from their music are hard to come by. It is estimated that they made £55 million during the group’s lifetime, but since then their reputation has grown ever stronger, and every time an album is remastered or released in a new format, the sales shoot up.

    The digital remastering of their catalogue last year, for example, took their total album sales to nearly 9 million, while the repackaging of their number ones in 2000 sold more than seven million in the US alone.

  • Houellebecq, portrait d’un iconoclaste

    La première fois que j’ai rencontré Michel Houellebecq, c’était dans une réunion de la revue L’Atelier du roman au Lucernaire. C’est Benoît Duteurtre qui me l’a présenté. On a bu du vin rouge. C’était en 1996: à l’époque, tous les écrivains avaient les dents violettes (maintenant, ils ont compris: ils boivent de la vodka). Le visage de Houellebecq était plus poupon qu’aujourd’hui, mais il avait déjà sa tête de Droopy schopenhauérien, la diction lasse de Pierre Desproges et une cigarette fichée entre l’annulaire et l’auriculaire. Il venait de publier Extension du domaine de la lutte et Milan Kundera le félicitait. Philippe Muray était encore vivant. Dominique Noguez l’embrassait, François Taillandier et Michel Déon lui serraient la main. Il m’a complimenté sur mon livre L’amour dure trois ans. Du coup, je l’ai trouvé très sympathique! Désormais, cette réunion du Lucernaire a quelque chose d’historique, quand j’y pense: un rassemblement de tous les romanciers postnaturalistes dans la même pièce. Vous faisiez sauter une bombe ce soir-là et la narration néobalzacienne en prenait un coup pendant quelques décennies. Je regrette que personne n’ait pris une photo de ce groupe, ce serait un peu comme la photo des auteurs du Nouveau Roman dans les années 50, ou une fête surréaliste chez André Breton vingt ans plus tôt. Je croyais que ce genre de rendez-vous allait m’arriver souvent, mais ce ne fut pas le cas.

    Quelques années plus tard, devenu éditeur, j’ai contribué à héberger cette revue chez Flammarion, mais Houellebecq ne venait plus aux réunions: Déon l’avait entraîné en Irlande. Je me souviens qu’il parlait beaucoup de l’échangisme. C’était l’époque où l’idée d’aller au 2 + 2 ou chez Chris et Manu représentait le sommet de l’encanaillement. Houellebecq avait un peu flashé sur ma fiancée, il m’avait présenté sa future épouse, Marie-Pierre. J’avais un peu peur qu’il veuille organiser une partie carrée: j’étais sexuellement assez possessif, dans ma jeunesse. Dieu merci, ce ne fut pas le cas – c’est d’ailleurs un peu vexant, quand j’y repense. Nous sommes allés au Don Carlos, rue Mazarine, et j’ai oublié le reste de la soirée. Il me semble que Lidia Breda a dansé sur la table, mais je m’en voudrais de nuire à la réputation de l’éditrice très sérieuse de la «Petite Bibliothèque» chez Payot et Rivages.

     

    F. B. et M. H. en tournée promotionnelle en Russie où ils sont les deux écrivains français vivants les plus populaires.
    F. B. et M. H. en tournée promotionnelle en Russie où ils sont les deux écrivains français vivants les plus populaires. Crédits photo : Fomichev Mikhail/RIA Novosti

     J’ai ensuite revu Michel Houellebecq pendant quinze ans. Comme tout le monde, j’étais frappé par sa lenteur à répondre aux questions, comme s’il était le seul à réfléchir. En général, quand on est suffisamment patient, il finit toujours par dire des trucs surprenants. Ce goût pour le laconisme excentrique lui a joué des tours: une réputation de provocateur scandaleux est née après quelques entretiens où il défendait le bilan de Staline, ou critiquait l’islam. Je la considère comme usurpée. Houellebecq n’a aucun goût pour l’extravagance. C’est juste qu’il est libre, donc qu’il se fiche des conséquences. Je ne l’ai jamais vu calculer quoi que ce soit. Il me fait penser à ces droits de l’homme fondamentaux, selon Baudelaire: le droit de se contredire et le droit de s’en aller.

    Ce qui m’étonne dans les différents portraits que la presse brosse de lui, c’est qu’il est toujours présenté comme un type sinistre. Je ne dirai pas qu’il est un boute-en-train, mais le détachement de Michel m’a toujours fait exploser de rire. C’est le Buster Keaton du XXIe siècle. Son œuvre constitue une suite de comédies froides exposant la décadence absurde de l’humanité. Dans la vie, les artistes sont parfois différents de leur travail; pas lui. Le plus houellebécquien de ses personnages, c’est lui; raison pour laquelle ils s’appellent parfois Michel, et finalement Michel Houellebecq (dans le dernier).

    Notre amitié est bizarre et je trouve vaguement obscène d’en parler. Ce que je puis dévoiler de notre inexplicable lien, c’est que Michel Houellebecq répond à mon idolâtrie inconditionnelle par une tendresse attentive. Je crois que j’ai toujours cherché des grands frères en littérature. Ecrire est une activité pénible et angoissante qui nécessite, pour se rassurer, de trouver des guides. Encore faut-il en choisir un qui accepte de jouer ce rôle. Houellebecq ne déteste pas jouer les conseillers occultes, les premiers lecteurs, voire les prophètes: c’est son côté Raël. Il s’amuse de l’admiration qu’il provoque, mais il ne joue pas avec les sentiments humains. Je ne connais personne d’aussi seul, ni d’aussi délicat, sensible, émotif; il est presque féminin. Chez moi, il fond en larmes dès que je mets She’s Leaving Home des Beatles, ou Que la montagne est belle de Jean Ferrat. C’est embarrassant quand il y a des témoins. Il faut leur expliquer que ce sont des sanglots de joie. Les gens sont déçus: ils s’attendent à rencontrer un monstre cruel et tombent sur un adolescent romantique en parka Marlboro Country qui s’endort à table. C’est un handicap dans la vie, de ne pas savoir composer avec les émotions. Il a sans doute choisi d’avoir des amis qui sortaient à sa place pour lui raconter ce qu’il ne parvient pas à vivre. Cela évite de souffrir pour rien. Il préfère consacrer son temps à lire Joseph Conrad dans son appartement espagnol, regarder «Questions pour un champion» et Le Gendarme de Saint-Tropez sur TV5 en Irlande, ou suivre le Tour de France à Guéthary. Telle est sa façon d’être au milieu du monde – se situer sur la bordure, tout en gardant le contact avec le pire de la germanopratie. Echanger des e-mails avec Bernard-Henri Lévy participe sans doute du même raisonnement!

    Ses romans nous donnent des nouvelles de l’homme : elles ne sont pas bonnes

    Houellebecq m’a toujours semblé un reporter de guerre qui aurait choisi la classe moyenne dépressive plutôt que l’Irak, le Kosovo ou l’Afghanistan. La mélancolie en entreprise (Extension du domaine de la lutte), le cafard des campings new age (Les Particules élémentaires), l’impasse du tourisme sexuel (Plateforme), l’utopie impossible du clonage humain (La Possibilité d’une île), la disparition de l’art et la muséification de la France (La Carte et le Territoire) furent ses champs de bataille, son théâtre des opérations (comme dit son ami Maurice G. Dantec). Ce sont de grands romans, travaillés, charpentés, construits. Mais ce sont aussi des enquêtes sur la condition humaine, comme Voyage au bout de la nuit ou La Nausée. Les romans de Houellebecq nous donnent des nouvelles de l’homme. Et elles ne sont pas bonnes.

    Qu’est-ce qu’un écrivain? On ne le sait jamais vraiment. Ce sont des voix qui crient dans le vide. Des gens perdus qui prétendent nous intéresser avec leurs fictions inutiles. Des types avec des têtes fatiguées, des intellectuels qui pérorent à la terrasse des cafés ou éructent à poil dans leur cabane au fond des bois. Des frustrés incapables de rien changer à la course du monde, des mégalomanes impuissants. La France est le dernier pays qui continue de les écouter, ces êtres plaintifs. C’est une des dernières spécificités de ce vieux pays: nous prenons très au sérieux le droit de se lamenter. Finalement, il faut bénir les prix littéraires. Certes, ce cirque peut agacer, avec ses manigances et ses complots. Mais il attire l’œil sur cette race d’incompris.

    Lundi 8 novembre, au théâtre de l’Odéon, le soir de sa consécration, Michel Houellebecq avait réuni presque les mêmes que quatorze années plus tôt au Lucernaire. On se serait cru dans une scène du Temps retrouvé. Les visages avaient vieilli, certaines jolies filles ne l’étaient pas restées, mais les moches avaient embelli. Raphaël Sorin était présent, et Teresa Cremisi, et Nelly Kaprièlian, la redoutable critique littéraire des Inrockuptibles: les trois ont beaucoup contribué à cette consécration. Le lauréat est courageusement monté debout sur un guéridon branlant et a prononcé ce court discours:

    «Je suis content (éclats de rire, vivats dans l’assistance). On a beaucoup critiqué ma parka, mais elle est tout de même bien utile par temps pluvieux. Je pense que, si je n’avais pas eu ce prix, il y aurait eu de l’énervement en France, et ce n’est pas souhaitable. Notre pays n’en a pas besoin. J’étais devenu une grande cause, comme les bébés phoques. Il fallait sauver le Goncourt de Houellebecq. Maintenant que c’est fait, je suis heureux d’être entouré de vous tous qui m’aimez. Vous êtes sûrs que vous m’aimez? Je suis pour que ceux qui m’aiment puissent s’aimer entre eux. Alors, commencez tout de suite.» Quand il est descendu de son piédestal, j’ai un peu pleuré en le serrant dans mes bras, et je crois que lui aussi. Nous ne sommes vraiment pas virils, c’est pathétique. Soudain, Teresa Cremisi s’est approchée, son téléphone portable à l’oreille. «Ne quittez pas, monsieur le Président», s’est-elle écriée avant de tendre son Nokia à Michel. C’était Nicolas Sarkozy qui nous dérangeait pour féliciter le lauréat et lui annoncer une triste nouvelle: Carla ne pourrait pas venir dîner avec nous.

    En conclusion, retenons que le Goncourt 2010 vient enfin de réparer l’injustice du Goncourt 1998 en couronnant le plus célèbre écrivain français, traduit dans le monde entier, certes, certes, mais aussi, ce qui me paraît bien plus important, en réchauffant un poète fragile, par un jour de pluie où il faisait 6 degrés Celsius sur Paris Périphérie.

  • Aleksandr Solzhenitsyn, (anti)modernist

    Aleksandr Solzhenitsyn, (anti)modernist

    For Aleksandr Solzhenitsyn, modernism was a sinisterforce, especially in Russia, where it foretold "the most physicallydestructive revolution of the twentieth century". Richard Tempestexplores Solzhenitsyn’s overt and covert (dis)engagement with Russianand European modernism, arguing that he employed modernist means toachieve anti-modernist ends.

    Actually, among Solzhenitsyn’s artistic negations, socialist realismlooms much larger than symbolism or even modernism as a whole. Hisfictional texts are dynamic confutations of the SocRealist "mode ofliterary production", to use Terry Eagleton’s term; as well ascase-specific confutations of the subgenres of SocRealist prose, e. g.,the revolutionary novel, factory novel, kolkhoz novel, spy novel,science novel. Or even SocRealist erotica, if there ever was such athing. The writer’s entire fictional and dramatic output is oriented againstSocRealist practices; in the same way that Tolstoy’s fictions before1881 are consistently anti-Romantic in their aesthetics, ethics, andformal values (although after his terrible existential crisis of thatyear he begaIn contrast, it would be difficult to cite many extratextuallypolemical anti-modernist representations or themes in Solzhenitsyn’sprose. Here the pouting Likonya is something of an exception. Ofcourse, most of his works are far removed from the modernist aesthetic,indeed implicitly hostile to it, and none more so than the two cyclesof Miniatures (1958-1963; 1996-1999). These elegiac,meditative, at times mournful pieces anthropomorphize plants andanimals, rue the industrial or totalitarian uglification of thecountryside, but seldom feature individual characters or relationships.The Miniatures represent Solzhenitsyn’s divagation into thegenre of the prose poem, artistic territory originally staked out byIvan Turgenev and Mikhail Prishvin and since then explored by asuccession of nature-loving authors. This kind of writing has alwaysevoked a sympathetic response among Russian readers, although anEnglish-speaking, non-nature-loving receptor might find the Miniaturesa mite too maudlin, the artistic sensibility suffusing them redolentof, say, William Cowper. For here Solzhenitsyn’s archaizing tendenciesare on full display. Forests, fields, rivers and lakes, historicchurches and bell towers, villages nestling in the folds of a gentlyundulating landscape, the freshness of a spring morning, larches wanlyshedding their needles in autumn, a puppy playing in the snow, aduckling squeaking for its mother. But when things Soviet, thingsindustrial intrude into these bucolic, sacred spaces, the mood changes.In writing works that were, in a sense, anti-Tolstoyan).
    To conclude. Solzhenitsyn’s vast literary andnon-literary output may be read as a monumental attempt to reverse themodernist fragmentation and distortion of text and reality by relatingthe human body and the spaces it inhabits, constructs, and destroys tostable moral, political, cultural, and historical meanings. He is awonderfully sophisticated, subtle, and aware artist whose achievementshould in no way be underestimated or overlooked because of thecontroversy surrounding some of his political, social, or culturalviews. His later fictions are, to a degree, as "readerly" as they are"writerly", to use those famous Barthian terms. But all his workspossess a formal, intertextual, and subtextual elegance that is oftenmissed by receptors like Nabokov, culturally or ideologically primed toapprehend them as political docudramas or quasi-Tolstoyan exercises inthe realist representation of life. So, if one approaches aSolzhenitsynian text as a dynamic subject of knowledge, rather than anempirical object passively triggering the reader’s suspension ofdisbelief, one may come up with interesting, even provocativeconclusions. And mine is this: a self-proclaimed, dedicatedanti-modernist, Solzhenitsyn learned to employ modernist means toachieve anti-modernist ends.

  • Palatul Berde si Hotel Astoria

    Palatul Berde si Hotel Astoria

    In Cluj-Napoca, la capatul strazii Horea se afla cateva cladiri istorice remarcabile. Cea din stanga este Palatul Berde, construit la sfarsitul secolului XIX, in stil secesionist (un stil arhitectural mai putin folosit in Romania – se gaseste cu precadere in Ardeal, dar si in cateva cazuri in Bucuresti sau Constanta).

    Imobilul din centrul imaginilor este Hotelul Astoria, in prezent Camera de Comert si Industrie Cluj. Despre cladirea din dreapta nu stiu nimic. In aceasta piata cred ca s-a tras in zilele de decembrie 1989, deoarece pe cladirea Camerei de Comert si Industrie este montata o placa in memoria acelor zile.

    Zona nu pare foarte mult transformata. Doar cladirile din planul indepartat au fost demolate (pentru a se largi strada?), iar pe artera principala au aparut linii de tramvai.

    Palatul Berde si Hotel Astoria

  • Avec Patrice Chéreau, le Louvre devient théâtre

    Avec Patrice Chéreau, le Louvre devient théâtre

    On a coutume d’opposer le spectacle « vivant » aux autres arts, comme si ces derniers ne relevaient pas du « vivant ». L’exposition « Des visages et des corps », à laquelle nous convie le metteur en scène Patrice Chéreau, artiste actuellement “invité du Louvre” , prouve le contraire. Dans la jolie petite salle Restout, tout en haut et tout au bout de l’aile Sully, après les peintures françaises des XVII et XVIIIe siècles, Chéreau a créé de véritables intrigues, des rencontres entre tableaux… « Pour la première fois de votre vie, vous pouvez voir en même temps L’Origine du monde de Courbet (1866) et La jeune femme se peignant de Salomon de Bray (1630) », a-t-il lancé, heureux, le jour de l’inauguration, tout en se félicitant que le musée d’Orsay lui ait prêté le Courbet (un “miracle” dont il n’est “toujours pas revenu”).

    Juste avant ce face à face, on est accueilli par l’émouvant corps à corps entre le Christ couché sur un linceul de Philippe de Champaigne (autour de 1654) et L’Etreinte de Picasso (1903). Ainsi rapprochées, ces deux toiles nous racontent une histoire qui parle tout à la fois d’amour et de mort… C’est pourquoi Chéreau invite le public à adopter ici un regard de spectateur : à embrasser toute la scénographie, plutôt que d’observer les toiles unes à unes en simple visiteur de musée.

    Car c’est bien la dramaturgie d’ensemble qui porte la narration… et l’émotion. On est ému devant la Bethsabée au bain de Rembrandt (1654) qui frôle quasiment la main d’une amie inattendue : un Nu à la baignoire, signé Bonnard (1931). Non loin de là, L’homme au gant du Titien s’est fait le plus proche complice de L’homme à la ceinture de Courbet. Et c’est ainsi que la salle de musée devient pièce de théâtre.

    Ce spectacle m’a fait penser à un certain idéal du théâtre, formulé dans les années 1930 par le poète Antonin Artaud (1896-1948). Dans un article intitulé La Mise en scène métaphysique, l’auteur du Théâtre et son double cite un tableau qu’il a vu au Louvre comme le modèle même de ce que doit être le théâtre. Il s’agit d’une peinture du primitif Lucas de Leyde : Les Filles de Loth. Après avoir minutieusement décrit la toile, les personnages, leurs attitudes, le paysage et les lumières qui rendent « cette peinture suprêmement matérielle », Artaud affirme ceci : « cette peinture est ce que le théâtre devrait être s’il savait parler le langage qui lui appartient (…) ce langage concret, destiné aux sens et indépendant de la parole ». Plus qu’un sens aigu du réel, le metteur en scène doit donc avoir un sens aigu du pictural. C’est le cas de Chéreau, qui jusqu’à janvier 2011, fait du Louvre son théâtre.

  • L’homme moderne pourrait avoir des ancêtres asiatiques

    Des fossiles vieux de 100.000 ans mettent en doute l’origine africaine exclusive de notre lignée. Reste à confirmer la datation.

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    Une mandibule et deux dents fossiles, d’au moins 100.000 ans, trouvées dans une grotte du sud de la Chine, pourraient bien bouleverser l’histoire de la lignée humaine. Découverts en 2007, à Zhirendong par une équipe de paléontologues chinois et américains, «leur âge et leur morphologie suggèrent une possible émergence de l’homme moderne dans l’est de l’Asie», écrivent les auteurs dans un article publié mardi dans les «comptes rendus de l’Académie américaine des sciences» (Pnas). En clair, le berceau de notre espèce Homo sapiens ne se situerait pas exclusivement en Afrique, comme le veut le scénario privilégié jusqu’ici par les scientifiques. En outre, l’ancienneté des fossiles de Zhirendong, si elle est confirmée, signifie que nos lointains ancêtres asiatiques auraient cohabité pendant au moins 50.000 ans avec les hommes de Neandertal, une espèce cousine de la nôtre, soit plus du double que la durée admise pour l’instant.

    La mandibule découverte par l’équipe dirigée par Xin-Zgi Wu, de l’Académie des sciences chinoise, et Erik Trinkaus, de l’université Washington à Saint Louis (États-Unis), présente indiscutablement des caractères modernes. Comme ce menton osseux, qui est l’une des principales caractéristiques d’Homo sapiens comparé à Neandertal, par exemple, qui en était dépourvu. Les auteurs notent toutefois que l’épaisseur et la robustesse de ladite mandibule montrent que son propriétaire était également morphologiquement proche d’humains archaïques plus anciens.

    «Une bombe!»

    Mais il est vrai que ces ossements ont plus de 100.000 ans: du jamais vu dans la partie orientale de l’Asie, où les plus vieux restes d’hommes modernes trouvés jusque-là n’avaient que 40.000 ans. Soit un bond de plus de 60.000 ans en arrière! Sachant que le départ des premiers Homo sapiens d’Afrique vers le Moyen-Orient puis l’Europe et le continent asiatique s’est produit il y a environ 90.000 ans, l’irruption de l’homme de Zhirendong vient remettre en question la théorie de l’«Out of Africa», qui veut que tous les hommes modernes actuels descendent en ligne directe d’ancêtres africains.

    «Si la datation de 100.000 ans est confirmée, c’est une bombe!, s’exclame Jean-Jacques Hublin, chercheur à l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionnaire à Leipzig (Allemagne). Malheureusement, ce n’est pas la première fois que des collègues chinois trouvent des hommes modernes très anciens avant d’être démentis par la suite.»

    En l’occurrence, l’équipe de Xin-Zgi Wu a daté de la calcite située au-dessus du niveau où les fossiles ont été mis au jour avec des restes d’animaux vivant au pléistocène ancien, soit il y a 100.000 ans. Il ne s’agit donc pas d’une datation directe. «En outre, les grottes ont souvent une histoire géologique mouvementée, si bien que le niveau étudié peut fort bien être plus récent que ce que les auteurs avancent.» Une chose est sûre: l’homme de Zhirendong n’a pas fini de faire parler de lui.

  • Restaurare Doka I

    Restaurare Doka I

    Intrucat pasiunea de anu’ trecut (si asta, ca inca mai e de lucru) a consortului a fost restaurarea busului, ii dau cuvantul sa povesteasca despre.

    Restaurarea lui doka a inceput in iunie. Inainte de inceperea lucrului efectiv a fost facuta o estimare a starii in care se afla masina, adica tinichigiul a venit si s-a bagat pe sub masina, a intors-o pe toate partile si dupa vreo 45 de minute a facut o lista cu partile care trebuie schimbate, partile care se gasesc noi si cele care trebuie confectionate de mana. Bineinteles ca mai tarziu cand a inceput sa taie au iesit la iveala si alte probleme, dar nimic de nerezolvat. Problema cea mai mare era ca reparatia anterioara la tabla a fost una foarte prost facuta, asta am putut observa si eu cu un ochi nu tocmai de specialist.
    Situatia la prima vedere arata astfel: trebuiau schimbate amandoua aripile fata cu tot cu prag, aripile spate, partile din spate pe care sint prinse stopurile (astea trebuiau facute de mana pornind de la unele de bus pentru ca la doka sunt diferite si nu se mai fabrica), pragurile de pe laterale, traversa din spate de dedesubt cu tot cu suportii de cric si trebuia refacuta platforma spate pentru ca avea taiata o usa de vizitare la motor care nu exista din fabrica.

    Primul pas a fost sablarea obloanelor, usilor si barilor si si refacerea lor unde era cazul.

    Pentru a se putea lucra mai usor si a ajunge in toate partile afectate de rugina a fost inlaturata podeaua benei.

    Foarte afectat de rugina a fost si un element al sistemului de incalzire.

    A urmat taierea si inlocuirea aripilor interioare si exterioare spate, confectionarea si inlocuirea partilor cu semnalizatoarele.

    Inlocuirea suportului de baterie, aripilor fata, si pragurilor.

    Cam asta a fost in mare partea de tinichigerie.
    Continuarea in episodul urmator.

  • Restaurare DOKA II

    Restaurare DOKA II

    Acuma ca e gata vopsit, operatiune care a durat 2 luni, pot scrie si episodul legat de vopsea, alegerea culorii si alte peripetii.
    Dupa un lung studiu pe diverse site-uri in care era prezentata paleta de culori in care au fost vopsite busurile vw in toate timpurile m-am hotarat sa-l fac bej, aveam de ales intre vreo trei feluri de bej : Ceylon beige (L13H), Dakota beige (L13A) sau Mexico beige (LE1M). Ca sa ma pot hotari intre cele trei culori am umblat pe la toate m,agazinele de vopsele auto din Baia Mare in speranta ca o sa gasesc un paletar ca sa le pot vedea pe viu, dar astea fiind culori din anii 70 nimeni nu le avea. Toate astea se intamplau cam pe cand incepuse tinichigiul lucrul la caroserie; asa ca, avand atata timp la dispozitie, m-am razgandit bineinteles si am hotarat sa-l fac gri, mai precis Mouse grey (L325) mat, si asta a ramas decizia definitive… pana dupa ce am luat vopseaua si am dus-o la vopsitor. Acolo ma astepta o surpriza care m-a facut sa ma razgandesc din nou. In timp ce slefuia vechea vopsea de pe botul busului, vopsitorul a gasit o parte dintr-o emblema a armatei germane.

    Eu stiam ca busul apartinuse armatei si pe alocuri se mai vedea vopseaua originala verde NATO, 319 sau RAL 6014 – asa ca la scurt timp dupa ce am plecat de la vopsitor m-am hotarat sa ii redau busului culoarea din tinerete. Am avut noroc cu un prieten care, incantat de alegerea mea, s-a si oferit sa cumpere el vopseaua gri asa ca totul era in regula.
    Nu imi dadea pace totusi bucatica aia de emblema care putea spune multe despre viata busului in prima tinerete asa ca m-am pus pe rasfoit netul in cautarea emblemelor armatei germane, in speranta ca una se va potrivi cu bucatica mea si imi va spune unde a facut busul armata. Pana la urma am gasit-o si am aflat ca busul facuse parte dintr-o unitate de elicoptere in sudul Germaniei la Laupheim . Restul informatiilor despre bus le-am aflat de pe placuta cu M-codes plasata sub bord, cu ajutorul siteului http://www.type2.com/ si al inimosului om care-l administraza, astfel :

    code 178:
    Wooden floor panels with built-in guiding rails (also in the side panels and on the floor above the engine compartment) for mounting tools and instruments.

    code 191:
    With outer and center under floor plates

    code 542:
    Various special built-ins for German Army purposes

    code 571:
    Rear fog lamp

    code 632:
    Further suppressed equipment (German Army)

    code 710:
    Tail light lenses yellow-red instead of yellow-red-white

    code 961077:
    9: special paint instruction
    610: colour: „olivgrün L319” (Olive green L319), RAL 6014 (you can order the paint at your local paint shop with the RAL-code)

    77: interior: canyonbraun (Canyon brown)

    Am mai aflat data nasterii busului: 20 februarie 1978
    Totusi cateva coduri au ramas nedescifrate deocamdata: N39, RS6 si RS7.

    Pentru partea de izolatie au fost folosite produse Body si dupa vopsire a fosat aplicata ceara pentru cavitati prin usi, praguri si alte parti expuse umiditatii .
    Agentul de matuire a vopselei a fost de asemenea de la Body procurat de un prieten bun din Bucuresti intrucat prin Baia Mare nu-si prea bate nimeni capul sa aduca. Gata, in episodul urmator, partea mecanica .

  • „Golgota basarabeană” – Fondul Culturii din Moldova

    „Golgota basarabeană” – Fondul Culturii din Moldova

    „Golgota basarabeana” este titlul unui nou film documentar produs la „Moldova Film” care se refera la perioada 1940-1956. „Este un film din ciclul „Pagini de istorie” la care lucrez de mai multi ani, dar care a fost refuzat de guvernarea anterioara”, spune regizorul peliculei Ion Chistruga.
    Ieri, la „Moldova Film” a avut loc o vizionare prealabila iar mâine, la Cinematograful „Odeon”, va avea loc o ultima vizionare prealabila, cu participarea presedintelui interimar Mihai Ghimpu si a membrilor Comisiei pentru studierea si aprecierea regimului comunist totalitar din RM. „Daca nu vor exista obiectii vom avea si premiera în doua-trei zile”, a anuntat regizorul. Scenariul este semnat de Ion Chistruga si Victor Vasilache, iar regia de Ion Chistruga si Alina Ciutac.
    Regizorul spune ca a lucrat la sase filme din ciclul „Pagini de istorie” („Dacii si romanii”, „Stefan cel Mare”, „Alexandru cel Bun” etc.) si înca din 2003 a ajuns la perioada postbelica, dar guvernarii de atunci nu au acceptat astfel de lucrari. „Eu am refuzat sa lucrez pentru filmele lui V. Stepaniuc. Dupa schimbarea guvernarii am revenit la ideea mea mai veche. Acest film nu este o comanda politica si nu are nicio legatura cu campania electorala”, precizeaza Chistruga.
    Valenti.

  • Casa in stil neoromanesc vernacular

    Casa in stil neoromanesc vernacular

    Am gasit aceasta pitoreasca casa provinciala, realizata de mesteri locali, in orasul Buzau. Cladirea prezinta o mixtura de stiluri redate intr-un mod vernacular, unde cel mai evident ordin este cel neoromanesc, prin feresterele masive in arc frant sau medalioanele de pe arhitrava. Casa contine de asemenea caracterisitci care puncteaza spre ceea ce eu denumesc stilul Micul Paris, popular in epoca Fin de Siècle in intreaga Romanie de atunci, reprezentand o suava sinteza de stiluri istoriciste frantuzesti de sec. 19, interpretate provincial in Romania, cu elemente decorative de sorginte balcanic-otomana.

    Acestea sunt evindente in acest caz in cadrul lucraturii lemnariei streasinii sau colturile de piatra/caramida aparenta ale cladirii (denumite “quoin” in limbaj arhitectural). Interpretarea vernaculara a stilurilor arhitecturale consacrate se intalneste frecvent in orasele provinciale ale Romaniei, unde arhitectii profesionisti erau mai rari sau prea scumpi pentru localnici, si de aceea multe case erau proiectate si construite competent de mesteri talentati. Am documentat, intr-un articol publicat mai devreme, alte cateva asmenea remarcabile exemple care le-am gasit in Targoviste: click aici pentru acess la acel articol.

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    Prin aceasta serie de articole zilnice intentionez sa inspir in randul publicului aprecierea valorii si importantei caselor de epoca din Romania – un capitol fascinant din patrimoniul arhitectural european si o componenta vitala, deseori ignorata, a identitatii comunitatilor din tara.

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    Daca intentionati sa cumparati o proprietate de epoca sau sa incepeti un proiect de renovare, m-as bucura sa va pot oferi consultanta in localizarea proprietatii, efectuarea unor investigatii de specialitate pentru casele istorice, coordonarea unui proiect de renovare sau restaurare etc. Pentru eventuale discutii legate de proiectul dvs., va invit sa ma contactati prin intermediul datelor din pagina mea de Contact, din acest blog.