Autor: omdecultură

  • Cartea Neagră a Patrimoniului cultural al mun. Chişinău

    Cartea Neagră a Patrimoniului cultural al mun. Chişinău

    “Cartea neagra a patrimoniului cultural al mun. Chisinau” va fi prezentata luni, 20 septembrie, în incinta Muzeului National de Arheologie si Istorie a Moldovei, anunta Agentia de inspectare si restaurare a monumentelor.

    “Cartea” cuprinde numeroase materiale – documente, imagini, materiale din presa scrisa, publicatii stiintifice – care vin sa argumenteze ca patrimoniul arhitectural al municipiului Chisinau este supusa unei continue degradari.

    Potrivit sursei, din cele 977 de edificii de arhitectura, ce reprezinta “Centrul istoric al Chisinaului”, 76 sunt demolate, 155 de monumente – au suferit interventii neautorizate de reconstructii, care au prejudiciat grav autenticitatea si integritatea acestora.

    “Cartea neagra a patrimoniului cultural al mun. Chisinau” vine sa sensibilizeze autoritatile publice centrale si locale, societatea civila asupra proceselor de distrugere a edificiilor de patrimoniu cultural, necesitatii luarii unor masuri urgente în vederea salvgardarii acestuia.

  • Steve McQueen, chat sauvage

    Voilà exactement trente ans que disparaissait un des acteurs américains les plus mythiques de sa génération. Il aurait aujourd’hui 80 ans.

    «Je vis ma vie et personne n’a rien à dire», ainsi parlait Steve McQueen, archétype du mâle américain, un homme, un dur, un vrai. La critique lui apposa paradoxalement l’adjectif cool. Sans doute un certain détachement se dégageait de lui. Dégaine souple du félin, il était un animal. Agneau devenu chat sauvage. Terence Stephen McQueen, ce gars du Midwest est né le 24 mars 1930 dans l’Indiana. Pas vraiment une enfance rêvée, dont il parlait, pudique, peu. Un petit garçon du peuple, qui vécut tôt abandonné par ses géniteurs dans la ferme de son oncle, éleveur de porcs dans le Missouri. La rue ne tarda pas à l’attendre. Prison pour quelques larcins, bagarres, maison de redressement. Tour à tour bûcheron, ouvrier sur une plate-forme pétrolière, job obscur dans un bordel, direction alors New York où il fabrique, pour survivre, des fleurs artificielles, vend des encyclopédies, répare des pneus… Si la délinquance qui n’est jamais loin révèle à Steve McQueen la vie, il ne tardera pas à avoir soif d’un autre destin: celui du cinéma.

    «Si ma carrière d’acteur n’avait pas marché, j’aurais sans doute fini gangster» avait-il, lucide, déclaré. À Greenwich Village, il végète, décide de prendre des cours d’art dramatique. Pas évident pour ce garçon qui était à moitié sourd suite à une infection des oreilles pendant l’enfance et souffrait de dyslexie. Mais il bosse, déterminé, met les mains dans le cambouis au propre (sa grande passion fut la moto, il attrapa le virus de la course lorsque son grand-oncle lui offrit son premier tricycle, et les voitures) comme au figuré , monte sur les planches, obtient quelques rôles dans des feuilletons télévisés. Il acquiert à bout de bras une petite notoriété. Hollywood ne l’attend pas encore. Il y épouse, en 1956, sa première femme, Neile Adams, une actrice au seuil d’une gloire avortée. Le succès ne sonne pas vraiment alors à sa porte. Il tourne trois ou quatre films, dont The Blob (1958), un navet gélatineux.

    C’est une série télé qui révélera McQueen au grand public: Au nom de la loi, 94 épisodes tournés de septembre 1958 à mars 1961. La gloire cinématographique l’attend maintenant naturellement au tournant, en 1960, avec Les Sept Mercenaires, de John Sturges. Le pistolero qu’il incarne volera la vedette à Yul Brynner, furieux. On découvre alors son style, à la Gary Cooper. Il joue sans fanfreluches mais il impose son attitude dépouillée. Ce n’est pas un verbeux. Dans Bullitt (1968), polar surestimé de Peter Yates, on s’en souvient, il joue presque «muet». Seul ou presque le moteur de sa Ford Mustang GT 390 rugit pour lui.

    Dans le rôle de Cooler King, La Grande Évasion (1963) John Sturges fut sans doute son meilleur kick de départ dans la carrière , il devient l’homme à la Triumph TR6 Trophy de 650 cm3, un modèle de 1961 qui avait été modifié pour ressembler à une BMW des années 1940. Le film fit de lui la star que l’on sait. Tout s’enchaîne: Le Kid de Cincinnati (1965), de Norman Jewison, La Canonnière du Yang-Tsé (1966), de Robert Wise, au tournage dantesque, Nevada Smith, même année, de Henry Hathaway, et, bien entendu, L’Affaire Thomas Crown, de Jewison encore, qui aurait déclaré: «McQueen, c’est ce qui s’appelle dans le milieu un fouteur de merde.» On veut bien le croire. L’histoire d’un play-boy milliardaire, lunettes de soleil Persol 714 sur le nez, dont il est encore aujourd’hui le publicitaire posthume. Son film, paraît-il, préféré. Faye Dunaway colportera: «Il émane de lui un sang-froid qui parle aux femmes.»

    Après Reivers (1969), adapté d’un roman de Faulkner (Les Larrons), il tourne un bide, Le Mans (1971). «Je ne sais pas si je suis un comédien qui fait des courses ou un pilote de course qui joue la comédie.» Commence alors sa collaboration avec Sam Peckinpah: Junior Bonner (1972) et Guet-apens (1972), où il rencontre Ali MacGraw. Coup de foudre et coup de gueule. «Une chose est sûre, Steve n’aime pas que les femmes aient des couilles. (…) C’était un vrai macho.» Ils se marient. Ses femmes? Il les aime sèchement. À l’écran, ses yeux de chien battu font croire qu’il est un bon garçon; à la ville, son regard tue. Il entre dans la légende, devient l’acteur le mieux payé du monde. «Acteur, c’est un bon boulot. Et ça rapporte un max de thunes.» Il tournera Papillon (1973) avec Dustin Hoffman, La Tour infernale (1974), film catastrophe avec Paul Newman. Puis Tom Horn et Le Chasseur, son dernier film. Le héros est sur le départ.

    «Tu sais, j’ai l’impression que je ne vais pas tenir très longtemps.» Ainsi s’adressa-t-il à Neile, sa première femme. Il meurt en mystique, Bible entre les mains, le 7 novembre 1980, d’un cancer du poumon. L’océan Pacifique se souvient encore de ses cendres.

  • Skoda 1200 in Romania, part 2

    Skoda 1200 in Romania, part 2

    Acum cateva saptamani am vorbit prima oara despre Skoda 1200 in Romania. Povestea Skoda in Romania continua … In anii 50 si 60, varianta 1200 furgoneta a fost folosita de Posta Romana si, foarte posibil, si ale intreprinderi de stat.

    Skoda 1200 Furgon, in acea vreme, era cam singura furgoneta produsa de tarile comuniste, cu exceptia unei variante de Moskvich 401 si 407, produse in serii foarte mici, si Skoda 1102 Furgon, model mult mai vechi, cu origine entebelice, care si el era folosit in Romania anilor 50. Pentru carat marfa usoara, deci, Skoda 1200 era varianta ideala. Aceste masini au fost folosite pana cel putin in 1964, in Romania. Prima imagine, destul de bine cunoscuta, e de pe un timbru emis in anii 50. A doua e de pe o carte postala datata 1961, sigur nu mai veche de 1957 cand au aparut primele 40 de Wartburguri in Romania. A patra poza e din 1964 si, foarte interesant, arata si un Land Rover (despre prezenta carei am sa povestesc mai tarziu); ultimile doua imagini sunt din Polonia, din anii 50.

    Some weeks ago I spoke for the first time about Skoda 1200s in Romania. Skoda’s story in Romania contiunes … In the 1950s and 60s, the van variant of the 1200 was used by the Romanian pOst Office, and quite possibly other state enteprises too. In those days, it was the only small commercial vehcle being produced in the Eastern Bloc, except for pehrpas the van versions of the Moskvich 401 and 407, maide in very small qunatities, and the older Skoda 1102 van dating to before the war; as such, the 1102 Furgon was the ideal choice for carrying light goods. These cars in Romania were isued until at least 1964. The first picture, fairly well-known, is from a stamp produced by the Romanian Post office in the 1950s; the second dates from between 1957 (when the first Wartbrugs arrived in Romania, 40 of them) and 1961 (when the postcard circulated); the third picture dates from 1964 and, fascinatingly, shows a Land Rover (the explanation for its presence in Romania is another story); the final two pictures show Skoda 1200s in simlar use in 1950s Poland.

  • Anton Wildgans – 500 Schilling 1981 Austria

    Anton Wildgans – 500 Schilling 1981 Austria

    500 Schilling 1981 – 100 ani de la nasterea lui Anton Wildgans.

    La comemorarea a 100 ani de la nasterea poetului Anton Wildgans, banca Austriei pune in circulatie in anul 1981, o moneda de argint, cu valoarea nominala de 500 Schilling.

    Caracteristici moneda:
    Valoare nominala: 500 Schilling
    Compozitie: 640/1000 Argint
    Greutate: 24 grame
    Dimensiune: 37 mm
    Margine: in relief, 500
    Calitate: Proof
    Tiraj: 166.800 exemplare
    Calitate: circulatie
    Tiraj: 911.200 exemplare
    Calitate: Select
    Tiraj: 72.000 exemplare
    Monetarie: Viena

    KM#2952

    Fisa autor:
    Nastere: 17 Aprilie 1881, Viena
    Deces: 3 Mai 1932, Modling.

    Activitate: Jurist sau detectiv, se remarca ca poet si dramaturg, axat in lucrarile sale pe drama vietii de zi cu zi, amestecand realismul, expresionismul si neo-romantismul.
    In 1930/31, este directorul Gurgtheaters din Viena. Incepand din 1960, ia fiinta premiul A. Wildgans, de el beneficind scriitorii austrieci.

    Opera: Sonette an Ead (1913), Pauvreté (franceza, Saracie – drame 1914 ), Armut (1914), Dies Irae (Zi de maine -drame 1918), Viennois Poèmes (franceza, Poeme vieneze 1926).

  • Mamma Mia ! passe la rampe

    Adaptés en français, les tubes du groupe Abba sont repris par une troupe énergique de vingt-cinq chanteurs et danseurs.

    Chanter ou non les tubes d’Abba en français? Toucher ou non le cœur d’un public populaire, ­allergique aux sur-titres, quitte à s’aliéner le fan de base pour qui adapter en français Take a Chance on me ou Knowing me, Knowing you tient de l’hérésie? Les producteurs de Mamma mia !, ­comédie musicale qui a triomphé pendant des années à Londres et Broadway, ont tranché, tout en se réservant quelques exceptions avec ­Waterloo ou Dancing Queen. Prévue pour s’installer longtemps au Théâtre Mogador, à Paris, cette Mamma est donc frenchy. Et ils ont eu sans doute raison avec cette nouvelle version d’un spectacle parfaitement rodé, joué, chanté et dansé par une troupe française énergique et homogène.

    Pas de doute, voilà de quoi rééquilibrer notre balance commerciale avec ce sitcom global dont l’intrigue est aussi mince qu’un fil et les paroles des chansons, comment dire, plutôt basiques. Reste la musique du tandem Benny Andersson-Björn Ulvaeus. Sorte de pop enjouée, dansante, formatée pour les hit-parades, elle prend le dessus sur une intrigue qui nous renvoie aux années 1970, celle de l’amour libre et du slogan Peace and Love, le cannabis en moins.

    Un vaudeville romantique

    Pas «une tragédie grecque », comme le souligne avec humour la productrice Judy Cramer, mais une histoire qui «reflète la gaieté contagieuse de la musique d’Abba». Elle tient en deux lignes: une mère; sa fille, la veille de son mariage; trois hommes. Qui est le père? Le tout sous le soleil de la Grèce. Au final, un aimable vaudeville romantique dont l’argument principal est de servir d’écrin à des succès imparables dont les titres en français sont tout un programme: Un homme après minuit pour Gimme ! Gimme ! Gimme !, La loi du plus fort pour The Winner Takes it all ou encore I have a Dream pour Je garde un rêve.

    De la chorégraphie enlevée aux lumières sobres, du décor tournant aux costumes flashy et à l’orchestre live, tout est millimétré dans ce spectacle dominé par les personnages féminins (Claire Guyot et Gaëlle Gauthier dans les rôles de Donna et de sa fille Sophie). L’ambiance est bon enfant, parfaitement raccord avec la musique d’Abba, plus pattes d’ef que blouson de cuir, et la morale sauve. Une mélodie du bonheur sauce nordique.

    Théâtre Mogador, 20 h. www.mamma-mia.fr

  • Rolando Villazon, le retour

    Le ténor frnaco-mexicain Rolando Villazon donnera deux concerts dnas la même semaine au Théâtre des Champs-Élysées. (Photo : DG)
    Après un an d’absence, le chanteur chéri des Français revient sur scène avec des chansons mexicaines.

    Pas facile d’être chanteur lyrique. On vous ausculte, on vous guette, on guigne la faute. D’aucuns ont à juste titre comparé opéra et corrida : bien vu ! Voici deux activités sans filet, douloureuses et chamarrées, faites d’ombre et de lumière. Presque inconsciemment, une partie du public espère le faux pas vocal comme certains aficionados attendent le coup de corne. Ce traitement, le ténor franco-mexicain Rolando Villazon en a péniblement fait les frais. En quelques mois, après avoir été au « top » de sa génération, chanteur chéri du public français, il a singulièrement dégringolé. Il a suffi d’une série de concerts annulés et d’un Werther bancal à la Bastille pour que les gens haussent les épaules, blasés, maugréant : « Villazon ? Moui… il était bien… mais c’est déjà trop tard. » Bien vite, ils ont trouvé une nouvelle coqueluche, comme on change de chemise ou de bicyclette. Sic transit, dirait le poète ; mais pour un artiste, ce désamour est un vrai coup de poignard. Ajoutez à cela une absurde « pipolisation », où on lui prêtait frasques et amourettes, et notre chanteur était à vouer aux gémonies. Fort heureusement, la voix du peuple n’a pas tué celle du ténor et le voilà de retour, après une grosse année de convalescence due à un kyste aux cordes vocales. Eh oui : on les voudrait surhumains, mais les chanteurs aussi ont leur talon d’Achille. Et pour prouver qu’il est prêt à remonter à l’assaut du public parisien, Rolando Villazon a même doublé la mise : deux concerts dans la même semaine, au Théâtre des Champs-Élysées, dans le cadre des « Grandes Voix ». Arriba Rolando !

    Mexiiiiiico !

    Si vous n’avez pas la chance de happer une place au récital de Rolando Villazon, consolez-vous : c’est lui qui viendra à vous. Son programme est tout entier dans le dernier disque que le chanteur a enregistré chez Deutsche Grammophon. Mexicain est un hommage aux chansons que le petit Rolando entendait lorsqu’il était enfant. Cucurucucu paloma, Besame mucho, etc. Tout un répertoire que l’on pourrait juger kitsch, mais que Villazon chante sans second degré et avec une vraie probité artistique.

  • Patrick Lapeyre reçoit le prix Femina

    Un roman délicat sur les affres de l’amour est récompensé par le jury constitué exclusivement de femmes.

    Mardi à l’Hôtel de Crillon, les dames du Femina, d’ordinaire très ponctuelles, n’en finissaient pas de délibérer. L’heure tournait. La porte du salon Taittinger où le jury déjeunait a fini par s’ouvrir avec vingt bonnes minutes de retard : La vie est brève et le désir sans fin, de Patrick Lapeyre (P.O.L) l’a emporté au sixième tour de scrutin par 7 voix contre 6 à Qu’as-tu fait de tes frères ? de Claude Arnaud (Grasset). Les deux finalistes ont été départagés par la double voix de la présidente du jury qui était cette année Chantal Thomas. Sur la table, un monticule de bulletins de vote posé sur un plateau d’argent attestait de la longueur des discussions qui ne furent pas âpres mais serrées. «Il faut savoir lire quand on est juré, mais il faut aussi savoir compter» , s’exclama Paule Constant, les joues rougies par le feu des débats.

    La fidélité couronnée

    Le Femina étranger était attribué à la Finlandaise Sofi Oksanen pour son roman Purge (Stock) et le Femina essais revenait à Jean-Didier Vincent pour sa biographie d’Élisée Reclus (Laffont) au 7e tour.

    Le prix Femina récompense cette année une histoire d’adultère. Mais il couronne aussi, indirectement, la fidélité. Celle du couple auteur éditeur. Lapeyre a publié en 1984 son premier roman, Le Corps inflammable, chez P.O.L, éditeur qu’il n’a jamais quitté. Pendant vingt-six ans, main dans la main, Lapeyre et P.O.L ont attendu le couronnement d’un grand prix d’automne. L’édition, école de la patience.

    La vie est brève et le désir sans fin décrit les affres de la passion amoureuse. Un sujet qui n’est certes pas neuf, mais que le romancier parvient à renouveler par son humour nonchalant et son ironie délicate. L’étrange Nora, ravissante autant qu’exaspérante, est la figure centrale du roman. Deux hommes sont fous d’elle. Elle va de l’un à l’autre, mettant leurs nerfs à bout. On ne sait jamais sur lequel des deux elle va finalement jeter son dévolu. Mais veut-elle faire un choix ? N’attend-elle pas que l’un de ses deux amants s’engage véritablement, l’élise une fois pour toutes, l’enlève si nécessaire ? «Il y a trop d’amour et il n’y a pas assez d’amoureux», constate-t-elle un peu dépitée… L’amour, un sujet qui a encore de beaux jours devant lui, surtout quand il est traité par un romancier aussi talentueux que Patrick Lapeyre. Mais le livre, on l’a dit plus haut, n’a pas emporté tous les suffrages du jury Femina.

    Danièle Sallenave en saluait les qualités mais regrettait que des auteurs plus novateurs, selon elle, comme Maylis de Kerangal, Olivia Rosenthal ou Philippe Forest aient été supplantés : «Par une espèce de logique dont personne n’est responsable, on en vient à faire des choix consensuels.» Camille Laurens et Paule Constant, qui sera présidente l’an prochain, étaient assez de cet avis.

  • Josef Jungmann 50 Korun 1973 – Cehoslovacia

    Josef Jungmann 50 Korun 1973 – Cehoslovacia

    50 Korun 1973 – 200 ani de la nasterea lui Josef Jungmann.

    La comemorarea a 200 ani de la nasterea scriitorului si traducatorului Josef Jungmann, banca Cehoslovaciei pune in circulatie in anul 1973, o moneda, de argint, cu valoarea nominala de 50 Korun.

    Caracteristici moneda:
    Valoare nominala: 50 Korun
    Compozitie: 700/1000 Argint
    Greutate: 13 grame
    Dimensiune: 31 mm
    Margine: neteda,
    Calitate: Proof
    Tiraj: 5.000 exemplare
    Calitate: circulatie
    Tiraj: 45.000 exemplare
    Monetarie: Monetaria Kremnica,
    (Cehoslovacia)
    KM#79

    Fisa autor:
    Nastere: 16 Iulie 1773
    Deces: 14 Noiembrie 1847

  • Le Médicis attribué à Maylis de Kerangal

    Le Prix Médicis a été décerné aujourd’hui à l’unanimité à Maylis de Kerangal pour „Naissance d’un pont” (Verticales), ouvrage ambitieux écrit dans une langue puissante. Le jury a choisi Maylis de Kerangal au premier tour.

    Le Prix Médicis étranger a été attribué à l’Américain David Vann pour „Sukkwan Island” (Gallmeister) tandis qu’un Prix Médicis essai a été donné à Michel Pastoureau pour „La couleur de nos souvenirs” (Seuil).

    Fille et petite-fille de capitaines au long cours, Maylis de Kerangal, née au Havre en 1967, est partie à l’abordage de la littérature au Salon nautique où elle était venue proposer des articles d’ethnographie maritime à une revue. Elle en profite pour déposer un CV sur le stand Gallimard. Embauchée par l’éditeur, elle participe à l’aventure des Guides Gallimard et travaille sur d’autres collections documentaires.

    Destins croisés

    La jeune Bretonne publie son premier roman, „Je marche sous un ciel de traîne” il y a dix ans, en 2000. Puis ce sera „La vie voyageuse” en 2003 et un recueil remarqué en 2006 „Ni fleurs ni couronnes”, dont l’une des nouvelles a été adaptée en moyen métrage. Paru en 2008, son précédent roman, „Corniche Kennedy” (Verticales), s’était déjà retrouvé dans la sélection de nombreux prix (Médicis, Femina, France Culture/Télérama…).

    Dans „Naissance d’un pont”, Maylis de Kerangal raconte la construction d’un pont suspendu dans la ville imaginaire de Coca, en Californie, coincée entre rêve et économie mondialisée, à partir des destins croisés d’une dizaine d’hommes et de femmes venus parfois de très de loin pour travailler sur cet énorme chantier.
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  • Vendanges 2010, le sud se réjouit, le nord espère

    Les perturbations climatiques d’août et de septembre, qui ont pourri les vacances de bien des Français, ont eu des conséquences très différentes dans le vignoble français. Passage en revue.

    Tous les mycophiles, et surtout les mycophages vous le diront: l’année 2010 est un grand cru pour les champignons. Mais un solide adage précise: «Champignonneur qui rit, viticulteur qui pleure.» Dans toute la partie septentrionale de la France, la récolte des champignons bat des records. La cause? Les pluies d’août et de septembre. Ces pluies qui font le bonheur des champignons font le malheur de la vigne.

    Alsace – Les meilleurs s’en sortent

    En Alsace, la bataille contre la pourriture, que les producteurs appellent pudiquement botrytis, fut incessante: «un vrai travail de chien!» précise l’un d’entre eux. Rien à voir avec 2009, où l’état sanitaire fut excellent. Heureusement, le travail paie, les meilleurs s’en sortent et ils produiront de jolis vins car, revers de la médaille, les acidités sont fortes et les taux de sucres élevés, comme un peu partout en France. Et les meilleurs parient sur la sublimation de la pourriture en pourriture noble. Mais cette dernière bataille n’est pas encore gagnée.

    Bordelais -Encore un grand millésime

    Dans le Bordelais la très forte médiatisation du millésime 2009, a généré des prix élevés. On se retrouve avec un second grand millésime sur les bras, mais on n’ose plus le clamer. «Personne ne nous croira, mais le millésime 2010 est très grand!» s’excuse presque un propriétaire.

    Reprenons les faits. La pluie qui a balayé la France du Nord en août et en septembre, et même touché la France du Sud, a miraculeusement contourné Bordeaux : «Pas une goutte de pluie et pas de chaleur excessive: les conditions climatiques de 2010 sont exceptionnelles. Nous sommes dans les pas de 1989 et 1990», s’enthousiasme Alain Vauthier, le propriétaire de château Ausone, 1er Cru classé de Saint-Emilion.

    La comparaison 1989/1990 est la bonne. Après la très forte médiatisation des 1989, déjà, le monde entier avait du mal à admettre la grandeur des 1990, et les prix du 1990 étaient sortis en retrait de 30 % par rapport à 1989. Les mêmes causes risquent de produire les mêmes effets.

    Quel est le profil des bordeaux 2010? Comme le millésime n’était pas précoce, les raisins blancs ont effectué une maturation complète, ce qui n’était pas le cas ces dernières années. Le sémillon en particulier s’en sort très bien et produira de grands vins. Il est trop tôt pour se prononcer sur la qualité des sauternes. Certes, la qualité des sémillons, qui représentent souvent 90 % de l’encépagement, est de bon augure, mais la botrytisation a été un peu tardive cette année.

    Les vins rouges sont partis sur un très grand pied, en particulier dans le Médoc. Les pluies des 14 et 15 septembre ont débloqué les maturités qui avaient pris un peu de retard en raison d’un stress hydrique dû à un été trop sec. Partout, les niveaux d’alcool paraissent très élevés avec, contrairement à 2009, de belles acidités, ce qui est un gage de grande longévité. Seul bémol, le stress hydrique a affecté quelques merlots, en particulier sur les sols les plus légers.

    En résumé, la situation du millésime 2010 est très contrastée, difficile au-dessus de l’axe Bordeaux-Lyon, nettement plus agréable au sud, avec le cas particulier de Bordeaux. Contre toute attente, le millésime 2010 de Bordeaux s’annonce, à nouveau, exceptionnel. Un deuxième millésime du siècle consécutif…

    Champagne – Du chardonnay de qualité

    En Champagne, et pour les mêmes raisons – les fortes pluies de début septembre , la pourriture galopait allègrement sur les pinots noirs et surtout les pinots meuniers. Tous les producteurs sérieux ont mis en place des équipes de tri de raisins, avec plus ou moins d’effet: un simple coup d’œil sur les arrivages dans les centres de pressurage montrait que le discours, très au point partout, ne concordait pas toujours avec la réalité du terrain: «Il fallait tout le temps être derrière pour le tri des noirs, mais heureusement, nous avons du très beau chardonnay», précise Benoît Gouez, le chef de cave de la maison Moët &Chandon, qui s’est donnée les moyens, en mettant le prix fort, de s’assurer un approvisionnement de qualité.

    Bourgogne – De belles cuvées de garde

    Si les cépages rouges souffrent en Champagne alors que le cépage blanc s’en sort bien, la situation est rigoureusement inverse en Bourgogne. Comprenne qui pourra ! «Si nous avons dû trier le chardonnay, le pinot noir est de grande qualité, avec un très bel état sanitaire», souligne Jean-Claude Mitanchey, le patron du château de Meursault qui progresse d’année en année. Les blancs de la Côte de Beaune s’apparentent aux millésimes 1986 ou 2001, où seuls les meilleurs ont tiré leur épingle du jeu. De meilleures qualités, les vins rouges donneront quelques belles cuvées de garde.

    La Côte de Nuits, qui avait déjà subi des gelées hivernales, une floraison chahutée et quelques orages de grêle qui ont réduit les rendements de près de 30 %, a de surcroît pris la pluie qui s’est mise à tomber pendant cinq jours à partir du 24 septembre, alors qu’elle s’apprêtait à couper ses raisins. Les plus patients ont attendu le 4 octobre, ce qui en fait les vendanges les plus tardives des trente dernières années. Comme les charges de raisins étaient faibles, les meilleurs produiront, malgré toutes ces vicissitudes, de fort jolis vins. Mais avec beaucoup de travail.

    Loire – La chasse à l’acidité

    Dans la Loire, le mois d’août très frais et le pluvieux mois de septembre ont eu les mêmes conséquences qu’en Alsace, en Bourgogne et en Champagne. Les raisins ont eu le plus grand mal à mûrir, et les acidités sont fortes un peu partout. Le moindre traitement raté, et c’était la catastrophe sur le raisin. Philosophe, un producteur murmurait: «Heureusement, finalement, il y a toujours une année suivante.»

    Vallée du Rhône – Blancs de premier ordre

    Les fortes perturbations qui ont compliqué la tâche dans le Nord ont beaucoup moins affecté la partie méridionale de la France. Certes, il a aussi plu en septembre. A Vacqueyras, les 7 et 8 septembre, il est tombé en deux jours 87 mm d’eau, soit plus que durant les quatre mois précédents. Heureusement, le vent, qui est la grande terreur des amateurs de champignons, s’est levé et a séché les raisins. Si la récolte des champignons a souffert, l’état sanitaire des raisins n’a donc pas été affecté.

    La fraîcheur du mois d’août, même dans le Rhône, a été très bénéfique aux vins blancs, qui s’annoncent de tout premier ordre, tant dans le Nord que dans le Sud. Les rouges devront composer avec une acidité élevée et aussi avec un degré alcoolique important, autre caractéristique de l’année, une configuration rare qui engendre des vins de garde, mais qui demande beaucoup de temps à se fondre comme le démontre les 1996 qui n’ont pas encore trouvé leur équilibre, du moins pour les meilleurs, les autres étant en très mauvais point.

    Languedoc – Des volumes réduits

    Le Languedoc et le Roussillon souffrent d’une toute petite récolte qui est la conjonction d’une forte coulure sur les grenaches et la syrah, avec à la fois un vent et un soleil importants qui ont concentré les grappes. Le millésime 2010 s’annonce de qualité, mais avec des volumes réduits, ce qui ne fait que partiellement le bonheur des viticulteurs.